Les publications d’histoire maritime

Publication : « La montée des puissances atlantiques. Mercantilisme et guerre de la fin des années 1500 aux dernières décennies des années 1700.» Francesco Frasca, Lulu Press, USA, 2018

Mercantillisme et guerre

MARS 19

Francesco Frasca

Il sorgere delle potenze atlantiche. MERCATILISMO E GUERRA dalla fine del 1500 agli ultimi decenni del 1700.
(La montée des puissances atlantiques. Mercantilisme et guerre de la fin des années 1500 aux dernières décennies des années 1700.)

     Ouvrage écrit en italien.
     Le principal argument qui se développe dans cet essai est la montée des puissances atlantiques, dans le cadre de la première mondialisation à l’ère moderne. Après avoir évoqué les différentes puissances maritimes d'Europe de l’ouest, il met en évidence le caractère dynamique et hétérogène des intérêts, des acteurs, des transactions et des événements européens qui ont marqué cette période tumultueuse, au cours de laquelle les expansions coloniales des puissances atlantiques ont façonné l'histoire des continents extra-européens.

 

 

Publication : « Archéologie de la piraterie des XVIIe-XVIIIe siècles. Etude de la vie quotidienne des flibustiers de la mer des Caraïbes à l'océan Indien.» Sous la direction de Jean Soulat, Éditions Mergoil, Dremil-Lafarge, à paraître, 2019 .

Archéologie de la piraterie des XVIIe-XVIIIe siècles.

JUIL 19

Jean Soulat (dir.)

     Les archives et les documents historiques nous éclairent assez précisément sur la piraterie et ses acteurs au cours des XVIIe-XVIIIe siècles, période moderne souvent décrite comme l’apogée de ce phénomène le long des côtes d’Amérique, aux Caraïbes ou dans l’océan Indien. Quand la plupart de ces flibustiers restent quasiment méconnus, certains deviennent de véritables personnages emblématiques et historiques ayant marqué leur époque comme Edward Teach plus connu sous le pseudonyme de Barbe Noire, Henry Morgan, William Kidd, Jack Rackham ou Bartholomew Roberts. Leurs prises, voyages, faits d’armes, alliances, morts sont relatés par les conteurs et écrivains contemporains mais aussi par les marins ou chirurgiens les ayant côtoyés. Cependant, les aspects de leur vie quotidienne à bord ou à terre, la connaissance détaillée de leur navire, de leur cargaison et trésor, des lieux de débarquement et cités portuaires restent peu évoqués dans la littérature. L’archéologie de la piraterie de cette période peut être un moyen de mieux appréhender le quotidien de ces gens de mer hors-la-loi. Totalement inédit en France et rassemblant 24 contributions nationales et internationales, cet ouvrage présente à la fois les principaux sites archéologiques liés à la piraterie des XVIIe-XVIIIe siècles à travers les cas d’épaves (Speaker 1702, Whydah Gally 1717 ou Queen Anne’s Revenge 1718) et d’occupations terrestres (vestiges de camps et de défenses côtières) dans l’espace américano-caribéen et l’océan Indien mais également le mobilier archéologique découvert sur ces sites. Enrichie par une large couverture iconographique, l’étude de la vie quotidienne des pirates se focalise sur des groupes d’objets développés par les meilleurs spécialistes (perles, armes, monnaies, vaisselle ou faune) en essayant de dresser les premières synthèses archéologiques tout en s’éloignant du folklore populaire hérité du XIXe siècle.
     

 

 

Publication : Les Européens et les Antilles. XVIIe - début XVIIIe siècle. Sous la direction de Bernard Michon, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2019

Les Européens et les Antilles. XVIIe - début XVIIIe siècle

MAR 19

Bernard Michon (dir.)

     Ce volume propose une réflexion collective sur les liens entre les Européens et les Antilles, avec la volonté de multiplier les points d’observation et de dépasser les cadres nationaux. Pour ce faire, il ne convient pas seulement de regarder cet espace géographique depuis le continent européen, mais de traverser l’océan Atlantique pour examiner ce qui se passe sur place. Le temps court du XVIIe siècle et du début du XVIIe siècle doit par ailleurs permettre d’observer la montée en puissance des colonies antillaises, durant une époque moins étudiée que celle du siècle suivant, marqué par l’apogée des colonies de plantations esclavagistes.
     L’ouvrage a été construit autour de deux grandes parties : il s’agit d’abord de voir comment la Caraïbe a été un théâtre d’affrontements entre les puissances européennes ; ensuite, grâce à une étude centrée sur les possessions françaises des Antilles, l’attention sera portée sur la mise en valeur des territoires, le ravitaillement et les échanges, non seulement entre la métropole et ses colonies mais aussi entre les colonies américaines.

Roberto Barazzutti. Administrateur de la Société française d’histoire maritime, membre de la Nederlandse Vereniging voor Zeegeschiedenis (Société néerlandaise d’histoire maritime) et de la Società Italiana diStoria Militare (Société italienne d’histoire militaire).
Rachel Ceyrac. Professeure d’histoire-géographie dans l’enseignement secondaire
David Chaunu. Agrégé d’histoire, doctorant en histoire moderne à Sorbonne université au Centre Roland Mousnier (CRMUMR 8596) et au département de la recherche et de l’enseignement du musée du quai Branly-Jacques Chirac
Philippe Hrodĕj. Maître de conférences en histoire moderne à l’université de Bretagne Sud-Lorient, membre du laboratoire Temps, mondes, sociétés (TEMOS-CNRS FRE 2015).
Sébastien Martin. Maître de conférences en histoire moderne à l’université du Littoral-Côte d’Opale, membre du Centre de recherche en histoire atlantique et littorale – Unité de recherche sur l’histoire, les langues, les littératures et l’interculturel (CRHAEL-HLLI-EA 4030)
Érick Noël. Professeur d’histoire moderne à l’université des Antilles, membre du laboratoire d’Archéologie industrielle, histoire, patrimoine – Géographie, développement, environnement de la Caraïbe (AIHP-GEODE-EA 929).
Christian Pfister-Langanay. Maître de conférences HDR honoraire en histoire moderne à l’université du Littoral-Côte d’Opale, membre du Centre de recherche en histoire atlantique et littorale – unité de recherche sur l’Histoire, les langues, les littératures et l’interculturel (CRHAEL-HLLI-EA 4030).
Nicolas Ribeiro. Professeur d’histoire-géographie dans l’enseignement secondaire, doctorant en histoire moderne à l’université de Nantes au Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA-EA 1163).
Éric Roulet. Professeur d’histoire moderne à l’université du Littoral-Côte d’Opale, membre du Centre de recherche en histoire atlantique et littorale – Unité de recherche sur l’histoire, les langues, les littératures et l’interculturel (CRHAEL-HLLI-EA 4030).
Guy Saupin. Professeur émérite d’histoire moderne à l’université de Nantes, membre du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA-EA 1163).
Christian Schnakenbourg. Professeur honoraire des universités et chercheur au laboratoire d’Archéologie industrielle, histoire, patrimoine – Géographie, développement, environnement de la Caraïbe (AIHP-GEODE-EA 929) de l’université des Antilles.

 

 

Publication : Olivier d’Orbcastel, « Chebec », roman historique, Edition Erickbonnier, Paris, 2018. Illustration : Jan Luyken, Marche aux esclaves d'Alger(gravure)

Chebec, roman historique

NOV 18

Olivier d’Orbcastel

     En trois siècles, plus d’un million de chrétiens européens ont été réduits en esclavage ou pris en otage par les corsaires barbaresques d’Alger, de Tunis et de Tripoli. Dans un même temps, de nombreux musulmans ont vogué sur les galères de la chrétienté et connu un sort cruel.
     Marie d’Escouflan et Guilhem Roques sont enlevés sur les côtes du Languedoc en septembre 1681. Après avoir subi les derniers outrages, Marie est vendue sur le marché aux esclaves d’Alger tandis que Guilhem, blessé au moment de la razzia, se voit contraint de servir le raïs qui l’a réduit en esclavage.
     L’intrigue se situe à l’époque où Louis XIV qui, exaspéré par le sort promis à ses sujets et les entraves faites au commerce maritime, décida de réagir avec vigueur et fit bombarder Alger, à deux reprises, en 1682 et 1683, par une flotte imposante confiée à ses meilleurs amiraux.


 

 

Publication : Sous la direction de Marcel Dorigny et Bernard Gainot, « La colonisation nouvelle (Fin XVIIIe siècle-début XIXe siècle) », L’Harmattan, Paris, 2018

La colonisation nouvelle (Fin XVIIIe siècle-début XIXe siècle) 

NOV 18

     Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle s’est développée une puissante remise en cause du système colonial hérité des trois siècles qui ont suivi les fameuses « grandes découvertes ». La colonisation européenne s’était construite autour d’un petit nombre de principes qui en avaient constitué le socle et assuré prospérité et puissance : – d’une part, le système des compagnies commerciales détentrices de monopoles au profit des différentes métropoles ; – d’autre part, la mise en valeur minière et surtout agricole par une main-d’œuvre africaine servile massive importée par une traite négrière qui atteignit son apogée quantitatif dans les années 1780. Les remises en cause de ce système portaient notamment sur l’archaïsme du système des compagnies à monopoles et sur l’Exclusif commercial imposé par les différentes métropoles : l’émergence d’une nouvelle conception économique fondée sur la libre concurrence et le travail libre remettait le système colonial d’alors en cause. Outre l’aspect violent et inhumain de l’esclavage et plus encore de la traite négrière, vivement critiqués par les « philosophes », le principe même du travail servile était contesté par ces mêmes économistes « libéraux », autour du milieu physiocratique dès les années 1760 et d’Adam Smith et de l’École écossaise un peu plus tard. De ces vives critiques est née une nouvelle conception de ce que devrait être la colonisation à venir : les textes réunis dans cet ouvrage proposent une mise au point, fondée sur les recherches récentes, notamment internationales, sur les projets, les fondements théoriques et les tentatives de mise en acte de ce qu’il convient d’appeler la « Colonisation nouvelle », des années 1770 aux années 1830.


 

Pourquoi enseigner l’Histoire maritime en France au XXIe siècle ? Collection de la Société Française d’Histoire Maritime, vol 1, 2018

Un marin sur toutes les mers de la Révolution à Louis-Philippe

NOV 18

     Issu d’une ancienne famille bretonne, René-Constant Le Marant de Kerdaniel s’engage à 13 ans dans la Marine, en pleine Révolution et gravit rapidement les échelons qui vont le voir participer à la bataille de Prairial (1793). Il découvre ensuite la Martinique puis l’océan Indien avec l’amiral Linois. Promu lieutenant de vaisseau, René-Constant participe à la bataille de Trafalgar sur le Héros. Capitaine de frégate en 1808, à l’issue d’une dangereuse mission en Espagne, il commande la frégate l’Astrée dans l’océan Indien où il participe aux dernières opérations navales (bataille du Grand Port…), avant la capitulation de l’île de France devant les Anglais en 1810. Il se marie à Port-Louis avec une jolie créole. Capitaine de vaisseau, il participe à la reprise des Antilles par la France en 1814. Commandant la frégate la Guerrière, il réussit la prise d’Algésiras en 1823 et est promu contre-amiral. Commandant la station du Brésil auprès de Dom Pedro Ier, empereur du Brésil, et puis de la mer du Sud (1826-1830), il vient conforter l’État-major de ses hautes qualités. Vice-amiral en 1836, préfet maritime à Cherbourg, il part à la retraite en 1845. Cet ouvrage décrit les péripéties sur mer et sur terre de René-Constant, mousse à 13 ans, contre-amiral à 59 ans grâce à sa valeureuse contribution à l’histoire de notre Marine et de notre patrie.


 

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