Prix Étienne Taillemite 2021


     Destiné à valoriser la recherche en histoire maritime, le Prix Étienne Taillemite récompense chaque année un travail de thèse à caractère universitaire (prix de thèse) et un premier ouvrage d'auteur se rapportant à l'histoire maritime (prix du premier ouvrage). Ce prix honore la mémoire de l’inspecteur général des Archives de France, Étienne Taillemite, lequel a largement contribué au rayonnement de l’histoire maritime.


     Le Prix Étienne Taillemite 2021 a été attribué ainsi :

Le prix du premier ouvrage a été décerné à M. François BIQUET pour son livre intitulé Le canal et le port. Histoire maritime de Caen et Ouistreham aux XIXe et XXe siècles, Paris, L’Harmattan, 2018, 458 p.

Le prix de thèse a été décerné à M. Édern OLIVIER-JEGAT pour sa thèse intitulée Océans et marine française en paix, missions et stations navales (1763-1792). Cette thèse d’histoire a été dirigée par Sylviane Llinares, professeure d’histoire moderne à l’Université Bretagne Sud, et soutenue à Lorient le 31 août 2020.

     De manière exceptionnelle, le comité de lecture a tenu à décerner une mention à une autre thèse pour saluer sa qualité. Il s’agit d' :
- Hélène Botcazou pour sa thèse intitulée Voiliers de cabotage sur le littoral de la Corse entre le XVIe siècle et le XXe siècle : essai de généalogie comparative des traditions d’architecture navale. Cette thèse d’archéologie a été codirigée par Nicolas Fauchère, professeur d’Histoire à l’université d’Aix-Marseille, et Éric Rieth, Directeur de recherche CNRS, laboratoire Lamop Paris-1-Panthéon-Sorbonne. Elle a été soutenue à Aix-Marseille Université, en juillet 2020.

     La cérémonie de remise des prix aux lauréats aura lieu le 18 novembre 2021, lors d’une journée d’étude organisée par la Société française d'histoire maritime (SFHM) en leur honneur, intitulée « Les nouvelles recherches en histoire maritime : autour des lauréats du prix Étienne Taillemite 2020 et 2021 ». En effet, les conditions n’ayant pas permis de remettre leurs prix aux lauréats de 2020, la journée d’étude sera consacrée aux lauréats des deux années. Ce sera ainsi l’occasion d’entendre les chercheurs présenter leurs travaux et les pistes nouvelles qu’ils ont su explorer avec succès.




     Elle se déroulera le 18 novembre 2021 aux Archives nationales (Hôtel de Soubise) et sera ouverte à tous.
     Le programme de cette journée sera bientôt diffusé.










Visio-Conférence

Les Saints-Philippe et les vaisseaux de 1er rang, de Louis XIII à Louis XIV

     Visio-Conférence   le 18 mai 2021 à 15h00
     Dans le cadre des MARDIS du musée national de la Marine à Toulon
     Organisée par le musée et l’Association des Amis du Musée (AAMM)

     présentée par Patrick Villiers, Professeur émérite en histoire maritime à l’Université du Littoral-Côte-d’Opale. Vice-président de la Société Française d’Histoire Maritime.
     Un échange avec le conférencier est prévu à la fin de son intervention.

     Attention, en raison du contexte sanitaire, conférence prévue en visio-conférence
     Inscription OBLIGATOIRE : merci d’adresser un mail à toulon@musee-marine.fr
     Le lien Zoom et une note explicative vous seront adressés lors de la confirmation de votre inscription.
     Renseignements au 04 22 42 02 01

     Ils s’appelaient Sovereign of the Seas, Couronne, Vasa, Soleil Royal, Breverode, Seven Provinciën, Royal Prince, Fier, Pompeux ou Saint-Philippe, etc... Appelés vaisseaux hors rang, ou vaisseaux de 1er rang ou de 2e rang selon les périodes, armés de 70 à 110 canons, ils étaient destinés à commander les escadres ou les flottes.

     Pourquoi les construire ? Quels en furent les maîtres-constructeurs ? Quel en fut le coût et les difficultés de réalisations ? Pourquoi le premier vaisseau construit sur ordre de Louis XIV est-il un vaisseau de 1er rang, pourquoi est-il construit à Toulon ? Pourquoi s’appelle-t-il le Saint-Philippe ? Quels furent ses architectes ?

     Dans une deuxième partie, on étudiera la vie opérationnelle du Saint-Philippe 1672-1693, de la Méditerranée aux brumes de la mer du Nord. En conclusion on s’interrogera sur le Saint-Philippe n°1, est-il représentatif des 22 vaisseaux de 1er rang dont Louis XIV dispose en 1672, de cette première marine dite de Colbert.



Journée d'études

Hydrographier les lointains, XVIIIème - XXème siècle

     Diffusion en direct sur la chaîne YouTube du musée du quai Branly - Jacques Chirac
19 novembre 2020 de 9h45 à 17h30,

     A l'occasion de la célébration de 300 ans d'hydrographie française, le Shom et le musée du quai Branly - Jacques Chirac s'associent pour une journée d'étude consacrée à l'hydrographie dans les eaux "extra-européennes".

     Si l'histoire des techniques de cartographie scientifique au XVIIème siècle dans les mers du Sud est bien connue, la pratique de l'hydrographie dans les empires coloniaux et dans les eaux internationales au XIXème et XXème siècle a été peu abordée.

     Il s'agit d'abord de décrire et de comprendre le cadre politico-administratif de constitution des savoirs hydrographiques.

     Le premier thème de la journée sera donc la circulation des hommes et des cartes entre les rivages lointains de l'Empire et un "centre de calcul" parisien, le Dépôt des cartes, où ces savoirs s'accumulent et se transmettent. Dans le chapitre de la Science en action (1989) où il introduit ce concept, Bruno Latour raconte comment en 1787 un autochtone dessine pour Lapérouse une carte de Sakhaline, dont le marin européen ignore s'il s'agit d'une île ou d'une péninsule. On s'intéressera à cette "part métisse" des cartes hydrographiques, c'est-à-dire l'incorporation de savoirs autochtones dans leur confection. Il conviendra enfin de s'interroger sur les modalités de transfert des savoirs hydrographiques dans le contexte de la décolonisation, ainsi que sur les usages politiques des cartes anciennes dans les controverses de souveraineté.

     PROGRAMME
9h45 : ouverture
10h - 11h30 : genèse d'une administration d'empire au XVIIIème siècle
11h30 - 11h45 : échange avec le public
11h45 - 12h : présentation et projection du court-métrage "Paré pour la sonde"
12h : pause
13h30 - 15h15 : hydrographie et ethnographie
15h15 - 15h30 : échange avec le public
15h30 - 17h : hydrographie, outre-mer et organisations internationales, XIX - XXè siècle
17h - 17h30 : discussions et conclusion

     Le comité scientifique
Patrick Boureille, Service historique de la Défense
Isabelle Delumeau, Ecole navale
Vincent Guigueno, musée du quai Branly - Jacques Chirac
Marie-Françoise Lalancette, Shom
Hélène Richard, Académie de Marinev

Pour visiter le site officiel du Shom



les Colloques de Menton

Penser notre temps

     Conférences-débats : Samedis 3, 10 et 17 octobre 2020, par Jean-Dominique Michel, Gilbert Buti, Philippe Martin, Laurence Giordano.

     Inspirés du colloque de Cordoue de 1979 et du dialogue qu’il avait instauré entre hommes de sciences et hommes de religions, les Colloques de Menton « Penser notre temps » ont célébré leurs vingt ans l’année dernière.

     Deux décennies au cours desquelles plus de 200 spécialistes sont intervenus pour nourrir et approfondir la réflexion de centaines de fidèles, devenus au fil du temps une véritable « tribu ». Par son assiduité et ses questionnements nombreux, cette « tribu » nous a amenés à aborder 80 thèmes pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et par voie de conséquence de « Penser notre temps ».

     Ces derniers mois ont conduit nos contemporains à prendre conscience que le monde ne sera peut-être plus tout à fait comme celui qu’ils ont connu. Pouvait-on échapper à une réflexion sur la crise sanitaire à laquelle est confrontée l’Humanité ? Les trois thèmes qui constituent le programme de ces nouvelles rencontres évoquent ainsi l’époque incertaine que nous traversons.

     Les historiens Gilbert Buti, Laurence Giordano, Philippe Martin, ainsi que l’anthropologue Jean-Dominique Michel, ouvriront cette 22e édition en prenant le recul nécessaire sur cette pandémie mondiale. Cette table-ronde sera consacrée à « L’Historique des épidémies et leurs effets sur les sociétés humaines ». Le second rendez-vous abordera les conséquences économiques, sociales et politiques de la crise sanitaire pour notre continent. Elle réunira le journaliste et éditorialiste Franz-Olivier Giesbert, la journaliste scientifique Peggy Sastre, et l’avocat, Président du Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieur, Thibault de Montbrial, autour de la question : « Que restera-t-il du vieux monde après la pandémie ? ». Si crise durable il y a, elle ne sera pas nécessairement que sanitaire mais peut-être aussi le révélateur des failles d’un système économique déréglé et mondialisé. Le troisième de ces après-midis de partage prendra enfin la forme d’un Grand entretien avec Renaud Girard, journaliste et géopoliticien, sur le thème : « Le Grand Jeu : Chine, Europe, Amérique ».

     Palais de l’Europe
     8 Avenue Boyer
     06506 Menton

     Conférences-débats • Entrée libre sur réservation obligatoire
     Réserver obligatoirement par courriel colloques2020@ville-menton.fr ou par téléphone au 04 92 41 76 95.

le programme des Colloques

Pour visiter le site officiel de la Ville de Menton



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