Les publications des membres de la Société Française d’Histoire Maritime (SFHM)

Pierre Lévêque - Histoire de la Marine du Consulat et de l'Empire

L’HERMIONE

Déc 15

     Si l’Hermione est bien le navire qui annonce aux «Patriots» des États-Unis d’Amérique en lutte contre l’Angleterre, l’arrivée de la flotte française et des troupes commandées par Rochambeau, elle est également le symbole de la renaissance de la marine de guerre française. Après avoir triomphalement débarqué le Marquis de La Fayette à Boston, la frégate est le premier navire français à recevoir à son bord le Congrès des États-Unis. Elle s’illustre ensuite, pendant près de 18 mois, au service de la cause américaine. Par ses combats contre la Royal Navy, devant New York et devant Louisbourg avec la Pérouse, le commandant Latouche-Tréville le talent des marins français de la guerre d’Indépendance qui l’amènera à être un des meilleurs des amiraux de Napoléon 1er. Avant de s’embarquer sur l’Hermione, Gilbert de La Fayette a fi nancé en 1777 son propre navire la Victoire avec l’aide des services secrets de Louis XVI. La vente de sa cargaison d’armes fi nance sa glorieuse campagne de 1777 à 1778, qui lui vaut d’être nommé général américain et de devenir l’ami intime de Washington et des grands généraux insurgents. La traversée de l’Atlantique par Lafayette et l’Hermione, symbolise quatre années de soutien indéfectible de la France à la cause américaine.

 

 

Sébastien Martin - Rochefort, arsenal des colonies au XVIIIème siècle

Rochefort, arsenal des colonies au XVIIIème siècle

Avr 15

     ARSENAL modèle de Louis XIV, Rochefort fut au xviiie siècle une base navale qui reçut la mission originale d’assurer pour la France le ravitaillement de ses possessions coloniales dans le monde atlantique (Nouvelle-France, Caraïbe, Guyane et comptoirs africains). Avec la fin du monopole de la Compagnie des Indes, l’aire de cette logistique d’État s’étendit même un temps aux Mascareignes. Véritable « porte des colonies», Rochefort fut le lieu de concrétisation de la politique coloniale de la France au siècle des Lumières. Pour se faire, la Marine mobilisa navires, infrastructures portuaires et réseaux d’approvisionnement, selon un processus d’une modernité confondante.
     Avec cet éclairage sur son « Service des colonies», Rochefort est désormais l’un des arsenaux français les mieux connus. Dans le domaine de l’économie, l’étude donne un aperçu supplémentaire des retombées économiques – directes ou indirectes – que les activités des villes-arsenaux produisirent dans la France préindustrielle. «Ville nouvelle» depuis la création de l’arsenal, Rochefort fut aussi une ville ouverte, plus habituée que les autres arsenaux aux ambiances exotiques grâce à ses relations privilégiées avec les colonies. La réalité des intérieurs rochefortais et l’existence de «familles atlantique» témoignent ainsi de la porosité qui exista entre l’arsenal et son environnement urbain.
     À partir d’un corpus documentaire peu ou pas exploité, cet ouvrage livre au lecteur une nouvelle facette de la ville-arsenal, autant qu’il éclaire l’aspect formateur des activités d’une marine de guerre dans l’administration moderne de l’État.

 

 

David Plouviez - La Marine française et ses réseaux économiques au XVIIIe siècle

La Marine française et ses réseaux économiques au XVIIIème siècle

Sept 14

     Concevoir une marine de guerre impose la démesure. Ainsi s'exprime David Plouviez dont l'entreprise présente la même ampleur impressionnante. En effet, ses travaux publiés aujourd'hui portent sur tes logiques de fonctionnement des réseaux d'approvisionnements de la marine militaire française au XVIIIe siècle, modalités indispensables à l'élaboration d'un outil naval performant dont l'objectif tend à la maîtrise des mers. Ce choix ambitieux, au pari réussi, place David Plouviez au plus haut niveau de cette jeune génération de chercheurs qui s'emparent allègrement de l'histoire, à la connexion de plusieurs domaines de recherche. L'histoire de la construction et de l'administration de l'Etat croise inévitablement l'économie de marché, l'histoire des techniques et celle de la marine. Avant de fendre les flots sous l'autorité de son commandant et de devenir une affaire de marins, le navire de guerre est une affaire de terriens. L'auteur en donne pour preuve, avec un sens certain de la mise en scène, cet inventaire à la Prévert que constitue la liste des pièces et objets nécessaires à la mise en oeuvre du navire de guerre. Le colossal volume, l'énormité des masses de matières premières et d'objets manufacturés forment l'entrée en matière d'un sujet essentiel à l'histoire de la marine d'Etat et de sa relation avec l'économie privée au cours du XVIIIe siècle. Martine ACERRA.

 

 

Pierre Lévêque - Histoire de la Marine du Consulat et de l'Empire

Histoire de la Marine du Consulat et de l'Empire

Janv 14

     Cet ouvrage monumental vient renouveler en profondeur notre connaissance de l’histoire maritime de la période.
     Nous ne disposions que de travaux vieillis même si encore utiles (E. Chevalier, Histoire de la marine française sous les Consulat et l’Empire, 1886) ou très partiels (stratégiques avec le Trafalgar du Cdt Desbrière en 1907, centrés sur les rapports de Napoléon et de ses marins avec les travaux de Thomazi en 1950 et de P. Masson en 1968).
     Enfin l’Histoire de la Marine du Consulat et de l’Empire est traitée de façon globale et avec les méthodes de l’historiographie moderne.
     Ce livre a reçu le premier prix de l'Académie de Marine en 2015.

 

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